Après 540 jours de crise, la Belgique se dote d'un gouvernement. Au matin du 6 décembre, les chroniqueurs s'en donnent à cœur joie, traduisant en pamphlets parfois lourdement ironiques les paradoxes doux-amers de notre « cadeau de Saint-Nicolas ».
En définitive, cet accord de gouvernement est-il oui ou non équilibré ? Nous avons tenté d'apporter un recul d'analyse et de jugement propre à l'éducation permanente en proposant des balises permettant de questionner cette question de l'équilibre dans un accord au niveau du champ politique, du champ social et du champ économique.
Dans le contexte du Plan Jeunesse porté par l'actuel Gouvernement de la Communauté française, la Ministre Huytebroeck entend entre autres réformer les Conseils d'arrondissement de l'aide à la jeunesse (CAAJ) en mettant en place un processus de concertation s'étalant sur plus d'un an (d'octobre 2010 à fin 2011). Le cabinet de la Ministre a choisi de travailler en soumettant aux acteurs une « note de cadrage » comportant des « balises », de deux natures : des éléments considérés comme acquis ou des choix stratégiques déjà opérés ; des pistes proposées à la réflexion.
Faut-il aller voter? Pour beaucoup, "cette fois-ci", la coupe est pleine, et les réactions sont nombreuses; l'appel au boycott est une de celles-là. Le vote paraît inutile, et beaucoup de citoyens pensent soit que les politiques sont "tous pourris", soit que ce seront de toute façon les mêmes qui seront élus, et qu'on sera "repartis pour un tour" avec le problème BHV. En d'autres termes, voter n'a plus guère de sens, car le vote ne changera rien. On lira ici une double analyse critique de cette position: la carte blanche signée par le Conseil Supérieur de l'Education Permanente et une analyse comparative de Jean-Blairon.
La mise en oeuvre imminente dans notre pays de la directive « services » adoptée par l'Union européenne le 12 décembre 2006 fait courir un risque inédit au secteur associatif belge. Elle place la plupart des « services » rendus par l’associatif dans la catégorie des « produits », les soumettant par là à la loi de la libre concurrence. Pour y échapper, les Etats devraient déclarer certains de ces services d’intérêt général.
Dans cette nouvelle analyse en lien avec l'actualité politique et médiatique, Jean Blairon revient ici sur « l'affaire Donfut », un épisode particulièrement révélateur selon lui des évolutions du champ politique, et notamment de sa dépendance de plus en plus grande par rapport au champ médiatique.


