En janvier 2012, l'APSN (Association Prévention Spécialisée Nord) a organisé à Lille une journée d'étude intitulée « Paroles de jeunes, questions d'éducs ». Qu'est-ce qu'un travailleur social ? A quoi sert-il ? Pourquoi lui faire confiance ? Pourquoi fait-il ce métier ? Quels conseils tu lui donnerais ? Telles étaient les questions posées par des éducateurs à des jeunes Dunkerquois, Lillois, Roubaisiens et Douaisiens, et leurs réponses, enregistrées, ont été proposées à l'écoute et au débat dans des ateliers lors de cette journée. Jean Blairon a été sollicité pour introduire et conclure cette journée.
En 2009, nous avions consacré une analyse à la politique de formation qui convienne au travail social de rue. Nous poursuivons la réflexion dans une seconde analyse. Si l'on postule que toute politique de formation est aussi une formation de politique, quelles sont les questions à se poser pour asseoir la légitimité d'une politique de formation? Jean Blairon propose ici quelques analyseurs pour l'évaluer.
Enseignement et aide à la jeunesse:
des intersections «essentielles»
Les secteurs de l'enseignement et de l'aide à la jeunesse se croisent régulièrement, travaillent parfois de concert à des niveaux divers, mais constatent que les ponts entre eux sont bien fragiles et fort méconnus. Cette analyse, en repartant de ce qui fait l'essence même de chaque secteur, pointe deux points d'intersection majeurs : la prévention et l'articulation des pratiques au service des jeunes en difficulté. Des initiatives de terrain illustrent le propos.
Le 10/6/2011, la FEMMO, Fédération des équipes mandatées en milieu ouvert, organisait pour ses dix ans un colloque consacré à la question de l'autorité.
Jean Blairon a été sollicité pour faire une lecture politique de cette question. Il la déploie en trois volets.
Cette analyse est une contribution écrite de Jean Blairon pour un colloque organisé le 24 mai 2011 à Liège par Cap Nord, service d'intervention de crise du Chamurly Nord. « Intervenir en situation de crise, s'en mêler sans s'emmêler! », tel était d'objet de cette journée. Peut-on faire un parallélisme entre les crises vécues dans les familles et que des dispositifs éducatifs tentent de soulager, et les crises sociétales, sans juxtaposer ni plaquer des approches macro et micro? L'analyse cherche dès lors à voir si on trouve les traces d'un modèle de domination néo-libéral dans les crises familiales, et explore les formes culturelles nouvelles que peut prendre l'exclusion, qui mènent à des situations de crises dans les collectifs familiaux.


