Dépolitisation et technocratisation du secteur public en Belgique. Démocratie et performance peuvent-elles faire bon ménage ?

Dessin de Sandre : « Technocratie », en costume, assure à « Démocratie » que le rond rentre dans l’étoile d’une boîte à formes marquée « FWB R.I.P. ».

Suppression annoncée du Sénat, recherche d’efficacité, d’économies budgétaires et de simplification des processus décisionnels : derrière la modernisation technique de l’État belge se dissimule un choix idéologique et politique, dans la droite ligne du New Public Management.

Une démocratie doit-elle être efficace ? Cette quête d’efficience est-elle compatible avec la volonté de faire participer les citoyens à la prise de décision ? Dans le prolongement de nos analyses consacrées à la méritocratie, Sophie André interroge la dérive technocratique de notre personnel politique et le fossé qu’elle creuse entre gouvernants et gouvernés. Car efficacité n’est pas synonyme de légitimité.

Auteur·es :