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Avec la récente réforme du décret de l’éducation permanente, un changement de cap s’opère dans l’approche de la question de l’évaluation, avec une exigence réflexive nouvelle d’auto-évaluation qui met l’accent sur le qualitatif et le sens de l’action, et non plus prioritairement sur le quantitatif. Si ce changement n’en est qu’à ses prémices, il revêt cependant une importance symbolique non négligeable dans la résistance au modèle ultra-dominant de « l’évaluation », bien en phase avec le mode de pensée néo-libéral.

Parmi les quatre questions qui portent sur le sens des actions dont les associations d’éducation permanente doivent désormais se saisir, il en est une que nous explorerons plus en profondeur dans cette étude :

3. Quel est / quels sont l’effet / les effets et impacts que l’association cherche éventuellement à produire et / ou à susciter à partir de ses actions et vers quels destinataires ?


Le congrès de la CSC Namur-Dinant se tenait le 25 mai 2018. Invité à apporter une réflexion sur l’engagement syndical, Jean Blairon s’est basé pour ce faire sur des portraits écrits et filmés de délégués et de militants, réalisés par RTA. De l'analyse que ces délégués et militants font de leur expérience, on peut tirer des éléments d'interprétation et de questionnement :« Est-ce que ces résultats nous inspirent des questions sur ce que nous sommes, pouvons et voulons être ? ».


Jean Blairon a été sollicité par le Mouvement d'éducation permanente Présence et Action Culturelle pour participer à une réflexion critique sur l’émergence dans le secteur associatif d’outils d’animation qui se réclament de la méthodologie des « intelligences collectives ».


Une équipe de professionnels d'un service d'accompagnement de personnes handicapées adultes, le Service L'essentiel à Tournai, s’est livré, autour du thème « temps et institution », à un travail de séminaire qui a suivi plusieurs « mouvements » : une tentative de problématisation de la question ; une lecture de la problématique en termes d'analyse institutionnelle ; des études de cas menées en confrontant différents points de vue interprétatifs. La présente analyse fait retour sur ces mouvements successifs et tente d'en donner une lecture transversale.


La Ficeméa est une association internationale qui vise à promouvoir « l'éducation nouvelle », qui est ainsi définie par l'association : « L’Éducation nouvelle a pour but l'émancipation des individus tout au long de leur vie, leur formation en qualité de citoyen afin de promouvoir la vie démocratique. ». Elle compte des membres dans de nombreux pays, sur plusieurs continents.

L’association a commandé à RTA une recherche-action destinée à soutenir une réflexion autour de l'identité commune à ces associations, dont les réalités sont bien différentes d’un endroit à l’autre. La recherche-action devait constituer une analyse des questions stratégiques posées à la Ficeméa par la diversité des pratiques que ses membres mettent en œuvre au quotidien.


le 29 mai, la Fesefa (fédération des employeurs des secteurs de l’éducation permanente et de la formation des adultes) organisait son assemblée générale annuelle, à l’issue de laquelle était proposée une conférence-débat ayant pour thème « Vie associative : un contre-pouvoir est-il encore possible aujourd’hui ? » ; Jean Blairon avait été sollicité pour y intervenir.


Comme nous l’avons dénoncé déjà dans plusieurs analyses, on peut s’inquiéter de voir surgir, à une cadence de plus en plus élevée, des projets politiques divers et variés qui ont pour effet concomitant l’assimilation du monde associatif au monde marchand (par exemple, les récents projets de loi de code unique des sociétés du ministre Geens et du « travail associatif » de la ministre De Block).

 

Philippe Mahoux connaît bien la spécificité du travail associatif, pour l’avoir longuement côtoyée à travers son travail parlementaire, mais aussi pour s’y être très activement impliqué personnellement, notamment en fondant ou en présidant plusieurs associations. Le projet de Code unique des sociétés lui fait identifier plusieurs controverses sur l’identité associative ; controverses qui ne sont pas neuves, mais qui cette fois menacent d’être tranchées au détriment non seulement de l’associatif, mais aussi de la société.

 

A l’heure de ce projet de réforme, il n’est pas inutile de jeter un regard vers le passé et de se rappeler de quelle histoire la vie associative est le produit.

C’est en remontant au XIXè siècle, à la Commune de Paris, mais aussi en amont, dans les années 1830, qu’on constate la maturation de l’esprit associatif. Il se déploie dans plusieurs directions, comporte plusieurs dimensions.

 

Le rôle de contre-pouvoir politique, économique et social des associations doit être réaffirmé, protégé et développé. Dans sa contribution à ce dossier, Jean Blairon développe cet aspect en se référant à la théorie des champs de Pierre Bourdieu.

Pour Bourdieu, le champ du pouvoir est un champ qui traverse tous les autres. L’enjeu est la lutte pour le pouvoir sur l’État, qui a la propriété d'agir dans tous les champs, notamment par le droit.


Pierre Bourdieu a montré que pour pouvoir analyser le monde social, il faut analyser aussi les instruments d’analyse, car ils constituent souvent ce qu’il appelle des « théories spontanées », dont l’analyste n’est que peu conscient mais qui font écran à sa compréhension du monde social. Lorsqu’on parle de lutte contre la pauvreté, comme dans d’autres domaines, il s’agit donc de questionner d’abord la théorie qui pourrait colorer d’emblée le propos avant même le début de la réflexion.


On sait que le secteur associatif est un acteur important sur la scène socio-culturelle : porteur d'innovation, développeur de services qui ne seraient pas assurés sans lui, générateur d'emplois. Pour autant, une vision suspicieuse du secteur se développe ici ou là, biaisant peu à peu le rapport Etat/associations, pourtant bien balisé par la Charte associative. Ainsi, le terme « polysubventionné » est désormais d'usage courant dans certaines administrations, à propos d'associations qui ont développé leurs activités dans plusieurs champs.


C'est au départ d'une observation sémantique que cette analyse déplie l'identité associative : observation sémantique du décret de 2003 régissant les actions d'éducation permanente et de son exposé des motifs, en l'occurrence. Et notamment, de la notion de transversalité, définie comme la « diversification des champs d'activité des associations et des problématiques sociétales qu'elles abordent ».


Cette analyse, consacrée aux enjeux du secteur de l’éducation permanente, rappelle que la production de connaissances dans l’axe 3,2 est référée sans ambiguïté à l'engagement de tous dans la construction d'une société démocratique : l'article 1er du Décret de 2003 l'énonce clairement.

La présente analyse est consacrée aux enjeux de ce secteur et explore la dimension du « public » visé par l’éducation permanente.

Jean Blairon et Jacqueline Fastrès réinterrogent les glissements de mots qui sont intervenus avec le Décret de 2003, qui ont remplacé les termes « adultes » et « travailleurs » par « public défavorisé » ; « public issu de milieux populaires ».


Discipline exigeante, l'analyse institutionnelle permet de mettre en avant la double face des institutions : créativité, mobilisation, production de la société, d’une part ; scène ou peuvent se jouer des abus de pouvoir ou sévir une transversalité négative d’autre part. Il s’agit pour les institutions d’être vigilantes et critiques quant à leur propre fonctionnement. Si nous avons régulièrement montré la face instituante et la force créatrice des associations, nous avons aussi pointé les dérives possibles, les pathologies institutionnelles qui peuvent les frapper. La pathologie que Jean Blairon met en avant aujourd’hui, heureusement rare, est particulièrement redoutable.

 
Jean Blairon a été sollicité par le mouvement Lire & Ecrire pour participer à un séminaire portant sur la question suivante : « Quelle conception de la qualité pour une éducation non formelle des adultes ? » (Saint-Gilles, 18 novembre 2016). Le séminaire souhaitait notamment étudier les conséquences possibles de la volonté de l'Union européenne « d'améliorer la formation en promouvant une certaine conception de ce qu’est une « bonne formation, c’est-à-dire des objectifs et normes vers lesquels les opérateurs doivent tendre ».

La question précise qui était soumise à Jean Blairon était la suivante : « La qualité au sens de l’éducation populaire, ça veut dire quoi ? En quoi cette question peut-elle mettre en tension les associations/acteurs de l’éducation permanente ? »


Jean Blairon a été invité par les Femmes Prévoyantes Socialistes à une journée de réflexion sur le militantisme, le 7 décembre 2017.
Les questions qui lui ont été adressées s'inscrivent dans le nuage de mots suivants : militance, aujourd'hui, mouvement, générations différentes, renouvellement...
Considérant que la manière de se poser des questions contient trop souvent des prémisses de réponse, il considère qu’il est nécessaire d'identifier ces prémisses ; les questions telles qu'elles lui apparaissent s'expriment en effet souvent dans les mots de la domination.


La Santé en action est une revue trimestrielle d’information, de réflexion et d’aide à l’action sur la prévention, l’éducation pour la santé et la promotion de la santé. Editée par Santé publique France, ce magazine de 52 pages est destiné aux professionnels de la santé, du social et de l’éducation (http://inpes.santepubliquefrance.fr/SLH/articles/index.asp).


« Comment mettre en place un réseau afin de faciliter l’inclusion de la personne handicapée ? »
Tel était l’objet du colloque organisé à Charleroi les 20 et 21 octobre 2016 par l'association Horizon 2000 (Association d’information, de communication et de démystification de la personne handicapée).


L’organisme d’éducation permanente FEC (Formation, Education, Culture) organisait ce 21 octobre 2016 un séminaire sur le thème Débat sur les articulations des syndicats avec les autres mouvements sociaux : quelles convergences ? – Jean Blairon était invité à y participer.

A la suite de M. Wieviorka, il lit ces mouvements sociaux comme associés à des luttes qui les justifient, luttes qui sont de natures et de niveaux différents.


Cette analyse a été réalisée à la demande de la FESEFA (Fédération des Employeurs des Secteurs de l'Éducation permanente et de la Formation des Adultes). Des inquiétudes pèsent sur le secteur, soumis à de fortes exigences en matière de production tout en n'étant pas subsidié à hauteur de cette quantité de productions. Un moratoire gèle désormais toutes les nouvelles reconnaissances.


La question est posée par une institution résidentielle pour personnes handicapées ; elle mobilise tous les membres du personnel via des « journées de réflexion » auxquelles sont invités à participer des intervenants extérieurs.
Nous avons été sollicités pour nous joindre à cette expérience et avons accepté de nous y impliquer. Notre point de vue est celui de l'analyse institutionnelle, que Thierry Gaudin définit très simplement comme l'application à elle-même, par l'institution, du « connais-toi toi même » de Socrate.


Le 18 décembre 2015, les institutions éducatives St-François et Ste-Claire d'Assise, accueillant des jeunes et des adultes handicapés, ont fêté leur Directeur Général, Philippe Servais, qui part à la retraite. Le personnel a souhaité organiser une journée de réflexion pour ponctuer l'événement.


Le 1er décembre 2015, l'AMO Plan J de Tubize a organisé pour fêter ses vingts ans un « débat politique » ayant pour thème « L'aide à la jeunesse aux temps des crises financières et de l'austérité ».
Jean Blairon avait été invité à conclure les échanges. Il livre ici une retranscription de cette intervention qui n'évoque pas le concret de ceux-ci, mais essaie de monter en généralité par rapport à la question posée.