L’adoption, par le gouvernement fédéral dit « de la suédoise », du Code des Sociétés et des Associations crée une catégorie unique d’organisations et transforme la définition des associations en rendant possible la création d’associations commerciales. Cette législation pose un problème identitaire grave aux associations ; certains prédisent même la disparition de cette logique d’action collective et l’absorption de celle-ci dans une logique entrepreneuriale si ce n’est capitaliste.
Le « Collectif 21 » s’est créé pour analyser ce problème et ses implications, alors que nous allons « fêter » le centenaire de la loi de 1921 consacrant la liberté associative.
Les 19 et 20 septembre 2019 l’association ASAH (association des services d’accompagnement et d’actions en milieu ouvert pour personnes handicapées) réunissait ses membres, directions et travailleurs, pour mener une réflexion collective sur les pratiques et les politiques qui les permettent ou sont censées le faire.
ASAH a toujours investi dans la réflexion, la formation et la recherche, pensant qu’il était essentiel d’offrir à ses membres et à leurs travailleurs des espaces-temps pour poser les questions de sens en dehors desquelles leur travail perd toute pertinence.
Avec la récente réforme du décret de l’éducation permanente, un changement de cap s’opère dans l’approche de la question de l’évaluation, avec une exigence réflexive nouvelle d’auto-évaluation qui met l’accent sur le qualitatif et le sens de l’action, et non plus prioritairement sur le quantitatif. Si ce changement n’en est qu’à ses prémices, il revêt cependant une importance symbolique non négligeable dans la résistance au modèle ultra-dominant de « l’évaluation », bien en phase avec le mode de pensée néo-libéral.
Parmi les quatre questions qui portent sur le sens des actions dont les associations d’éducation permanente doivent désormais se saisir, il en est une que nous explorerons plus en profondeur dans cette étude :
3. Quel est / quels sont l’effet / les effets et impacts que l’association cherche éventuellement à produire et / ou à susciter à partir de ses actions et vers quels destinataires ?
Read more: «Evaluation» des résultats, évaluation des effets, quelles différences?
Le congrès de la CSC Namur-Dinant se tenait le 25 mai 2018. Invité à apporter une réflexion sur l’engagement syndical, Jean Blairon s’est basé pour ce faire sur des portraits écrits et filmés de délégués et de militants, réalisés par RTA. De l'analyse que ces délégués et militants font de leur expérience, on peut tirer des éléments d'interprétation et de questionnement :« Est-ce que ces résultats nous inspirent des questions sur ce que nous sommes, pouvons et voulons être ? ».
Jean Blairon a été sollicité par le Mouvement d'éducation permanente Présence et Action Culturelle pour participer à une réflexion critique sur l’émergence dans le secteur associatif d’outils d’animation qui se réclament de la méthodologie des « intelligences collectives ».
Read more: Les intelligences collectives: éléments pour une analyse critique