« La démocratie culturelle s’oppose, car il faut parler clairement, à la démocratisation de la culture. »
En 1976, Marcel Hicter, en affirmant fermement cette opposition, constate l’échec de ses efforts de démocratisation de la culture (amener « le peuple » vers les œuvres culturelles) et soutient une autre position, qu’il appelle « démocratie culturelle » : « Mon option est donc : ni la culture pour tous, ni la culture pour chacun mais la culture par chacun et avec chacun dans une optique de développement de tous. »
En Fédération Wallonie-Bruxelles, cette logique d’opposition a fait place à une logique de cohabitation.
Mais un autre danger menace désormais la démocratie culturelle : une économie de l’enrichissement. S’appuyant sur les travaux de Luc Boltanski et Arnaud Esquerre, Jean Blairon montre comment ce nouveau paradigme s’est emparé de la culture et comment il modifie l’opposition démocratisation de la culture / démocratie culturelle au détriment de la seconde.
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