Le 16 mai 2013, l'Unipso et le Master en Ingéniérie et Actions sociales LLN/Namur organisaient une conférence portant sur « L'évolution des relations entre le secteur à profit social et les pouvoirs subsidiants - Focus sur les enjeux des appels à projets et des appels d'offres ». Dans son intervention, Jean Blairon adopte le point de vue de l'éducation permanente, réflexif et critique. Au départ des travaux de Boltanski, il précise le rôle des institutions publiques : définir ce qu'est la réalité (les besoins d'un secteur, par exemple), et confirmer la réalité de la réalité lorsqu'un doute s'installe (par exemple, vérifier que des procédures établies ont bien été respectées).
Read more: La «réalité» des appels à projet: une analyse institutionnelle
Ce texte constitue la retranscription d'une intervention sollicitée par le Centre Universitaire de Charleroi (CUNIC) dans le contexte de sa 17ème université d'été des formateurs d'adultes qui s'est tenue le 24 août 2012 et qui était centrée sur la formation socio-professionnelle.
Le thème du plaisir à retrouver est-il le tremplin d'une contre-attaque, une sorte de degré zéro d'une action politique à venir, ou est-il le refuge compensatoire d'un désenchantement qui serait moins celui du monde que celui d'acteurs qui auraient accepté leur impuissance comme inéluctable ?
Read more: Retrouver le plaisir de former dans un monde désenchanté
En 1978, Thierry Gaudin, fonctionnaire français au Ministère de l'industrie, chargé de la « politique d'innovation », écrivait L'écoute des silences. Il y montrait que les résistances à l'innovation étaient vives et qu'on n'accordait pas d'importance à ce qui seul comptait : ce qu'on ne voit pas, ce qui ne se donne pas à entendre. Pour lui, le manque de réceptivité à l'innovation et la réticence à l'émergence d'une connaissance vraie s'expliquait par des comportements institutionnels particuliers vis-à-vis des bénéficiaires et usagers : les comportements pastoral, clérical, inquisitorial.
Il n'est plus envisageable aujourd'hui de construire un discours sur la pauvreté, la précarité et l’exclusion en dehors d'une participation des personnes concernées. Le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté et ses membres s'interrogent naturellement sur les actions de participation mises en place dans leurs fonctionnements quotidiens.
C'est dans ce contexte que RTA a été sollicité. Nous avons été invités à poser un regard réflexif et indépendant sur les pratiques participatives du Réseau.
Six collectifs ont été rencontrés, avec leurs bénéficiaires : trois appartiennent au Réseau, trois autres en sont proches sans être membres.
Nous avons dégagé des interviews une hypothèse explicative centrale : la participation au sein du Réseau se vit dans la connexion constante et libre de trois niveaux de participation.
Read more: Etude : Lutte contre la pauvreté et figures de la participation
Les services d'accompagnement pour personnes handicapées sont 41 en Wallonie et 21 à Bruxelles. 24 d'entre eux, à l'appel de la fédérationASAH, sont entrés dans une démarche d'évaluation de leurs pratiques. Leurs motivations : l'impression que le travail d'accompagnement a beaucoup changé, un sentiment d'incompréhension du sens et de la valeur de leur action par les autorités publiques, et enfin, l'envie de redonner au terme d'accompagnement, si galvaudé voire détourné au profit de logiques qui ressortissent plus à du contrôle qu'à de l'aide, le sens que leurs pratiques lui insufflent en silence mais avec efficacité.
Au départ de trois récits d'actions collectés auprès de chacun de ces services (l'action emblématique de leur travail, la plus nouvelle, la plus difficile), l'équipe de recherche a constaté qu'il existe une identité partagée par les services et a tenté d'en rendre compte dans ses diverses facettes.
Ce qui l'a amenée à identifier deux zones d'écarts avec la vision habituellement véhiculée à propos de l'accompagnement.
Read more: Le handicap - Pour une évaluation des services d'accompagnement