Dynamo International, qui anime le Réseau international des travailleurs de rue, est financé par l'Union européenne dans le cadre du programme «Progress» , qui impose notamment aux associations soutenues de produire une évaluation «externe». Cette évaluation a été demandée à RTA, partenaire de longue date des acteurs du travail de rue en Fédération Wallonie-Bruxelles. Des lors, RTA peut-il être jugé comme suffisamment «externe»? C'est l'occasion de revenir sur la notion d'évaluation et de montrer que le schème « interne, externe » n'est pas pertinent en matière d'évaluation des pratiques associatives et des dynamiques institutionnelles.
Lorsque l'on prend acte de l'émergence de formes nouvelles d'action collective et d'engagement, le constat est souvent partiellement grevé d'un implicite de succession obligée (les nouvelles devraient prendre le relais, voire remplacer les anciennes) et d'une manière de jugement de valeur: les expérimentations nouvelles seraient créditées de plus de légitimité que les traditionnelles, suspectées d'avoir perdu tout ou partie de la leur. L'éducation populaire est-elle soumise à ce même schéma?
Read more: Des formes nouvelles de mobilisation pour l'éducation populaire?
Le Décret qui, depuis 2003, régit le secteur de l’éducation permanente a apporté de nombreux changements. Certains de ces changements génèrent des zones d’incertitudes. RTA et le Cepag se sont penchés conjointement sur certaines de ces zones d’incertitude, à travers une étude de cas, pour ensuite tenter un recul critique plus large sur les changements qui se sont produit dans les publics populaires visés par le Décret, et qui nécessitent une réflexion quant à l’application de celui-ci.
Read more: Education permanente et public populaire : de fortes zones d’incertitudes
A l’occasion de son quarantième anniversaire, PAC (Présence et Action Culturelle) a mis en exergue le mot d’ordre « Imaginons ensemble l’alternative culturelle ». Jean Blairon repart des luttes qui ont conduit à façonner l’éducation permanente et des facteurs de déperdition qui la menacent pour identifier les nouveaux défis que cette héritière de l’éducation populaire aura à relever.
Cette analyse, réalisée à la demande du Journal de l’Alpha, est l’occasion d’une réflexion sur les identités et logiques d’un secteur qui se qualifie lui-même de « double non » : non-marchand, non-gouvernemental. Ces identités et ces logiques ne sont pas exemptes d’ambiguïtés, n’ont pas le monopole du désintéressement, et ne sont pas, loin s’en faut, à l’abri des contraintes, dérives ou sirènes qu’elles reprochent aux secteurs qui ne sont pas «non». Comment dès lors réaffirmer une identité et des logiques légitimes et fortes ?