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L’identité du sujet n’est pas une donnée naturelle, elle est plutôt le résultat d’une construction sociale et culturelle. Celle-ci peut se déployer dans un double sens qui soit favorise l’augmentation des capacités du sujet (ce que l’on pourrait appeler subjectivation), soit qui les diminue (ce que l’on peut nommer désubjectivation).


La démocratie, faut-il le rappeler, ne peut pas se réduire aux moments électoraux de la vie collective. Elle est aussi, et sans doute surtout, l’ensemble d’actions par lesquelles le sujet participe au processus de construction des normes collectives régissant le fonctionnement des institutions publiques. C’est dire en même temps que les normes, loin d’être des principes extérieurs à appliquer aux différents niveaux des institutions, sont immanentes à celles-ci.


Il semble évident que la pandémie Coronavirus doit d’abord être comprise au niveau du système sanitaire, tant il est vrai que les institutions hospitalières, ces acteurs sociaux devenus centraux sur la scène politique, exigent actuellement une attention particulière et une gestion d’une meilleure qualité.


La crise sanitaire a produit une dégradation de la santé mentale des personnes précarisées ; c’est au départ de ce constat que le RHESEAU (Réseau Hennuyer pour l’Épanouissement et la Santé mentale des Enfants, Adolescents et Usagers assimilés) s’est adressé au RWLP pour réaliser une analyse de la situation qui s’appuie sur la participation des premiers concernés. RTA s’est vu solliciter dans ce cadre pour réaliser, en collaboration avec le Projet Educatif Particulier en aide à la jeunesse du RWLP, le recueil des témoignages et pour procéder à une analyse de leurs analyses.


La FESEFA a publié en octobre 2021 – dans la foulée du centenaire de la loi du 27 juin 1921 sur les associations sans but lucratif -, un ouvrage collectif consacré à l’autonomie associative. Une première partie de l’ouvrage est centré sur l’action associative, son histoire, ses évolutions, ses enjeux. Une seconde partie propose des regards croisés sectoriels autour des enjeux traversant l’autonomie associative. C’est dans cette seconde partie que le regard de Jean Blairon a été sollicité, plus spécifiquement dans un chapitre consacré à la déconstruction de notions dominantes et à la redéfinition des enjeux. Cette analyse a été présentée lors d’un colloque le 8/10/2021.


La revue L’Observatoire a consacré son dernier numéro de 2021 à la problématique de l’équipe dans le secteur psycho-médico-social. Plusieurs facettes sont abordées comme : « Pourquoi le travail en équipe est-il important et quelles difficultés, tensions, freins peuvent fragiliser son fonctionnement, ou à l'inverse qu'est-ce qui peut le soutenir, le favoriser, le stimuler ? Comment assurer la cohésion d'équipe au sein de grandes institutions ? Comment consolider l'équipe quand celle-ci se caractérise par une grande diversité de ses membres (aux niveaux des disciplines, des parcours professionnels, des cultures, des générations, etc.) ? etc. »


RTA a été sollicitée par la CSC Namur-Dinant pour poursuivre une démarche entamée lors de son congrès en 2018, et qui consistait à recueillir le point de vue de ses délégués et militants ; cette année-là, l’enquête avait porté sur la manière dont se vivaient les solidarités au sein de la Fédération (Retrouvez cette étude à l’adresse https://www.intermag.be/675). En 2021, après une interruption imposée par la crise du Covid, le processus a repris, en repartant de l’expérience des acteurs et sans préjuger d’une thématique précise.


Le rôle des associations, notamment d’éducation permanente, est de recueillir, structurer et relayer la parole des individus et des groupes, en soutien de la démocratie. En cette année du centenaire de la loi de 1921, on peut se demander si ce rôle n’est pas menacé, entre autres par l’arrivée du Code des sociétés et des associations.


Le travail associatif, y compris celui de l’éducation permanente est souvent discret, peu médiatisé. Si ses apports sont indéniables dans le soutien au fonctionnement démocratique, leur efficacité est souvent laissée dans l’ombre.


En mai et juin 2021, une série de rencontres et d’ateliers ont été organisés par la FESEFA en partenariat avec les CEMÉA et certains membres du collectif PUNCH - PointCulture, le Gsara, le Centre Librex et le CESEP. L’objectif de ces rencontres, par ailleurs virtuelles, était de réfléchir aux enseignements d’un an d’éducation permanente contrainte par la crise sanitaire à se réaliser en distanciel.


La crise sanitaire a fait faire un bond en avant à la digitalisation du travail, y compris celui des services publics ou du travail social. A tel point que non seulement cette digitalisation a remis en question la nécessité, si ce n’est la légitimité, d’un contact en face à face entre le travailleur et le « bénéficiaire ». La situation s’est même nettement retournée : la rencontre en présentiel, sur rendez-vous, devient, presque naturellement, une option à la demande – cette demande qui ne manquera pas d’être vite « importune ». La règle deviendra-t-elle l’exception ?