header analyses et etudes


Aux Etats-Unis, l’invasion du Capitole par les supporters de Trump a été un événement mondial, relayé par les médias et abondamment commenté.

Ce qui s’est passé là semble un exemple particulièrement emblématique à Philippe Mahoux et Jean Blairon sur le rôle que jouent les institutions démocratiques et sur les coups de boutoir qu’elles peuvent connaître dans la mise en œuvre de leurs missions.


En 2018, le décret de 2003 soutenant la vie associative dans le champ de l’éducation permanente est modifié. Le titre est inversé : il s’agit désormais de soutenir le développement de l’action d’éducation permanente dans le champ de la vie associative.

Le changement apporté est d’envergure : il ne s’agit plus seulement de soutenir les associations « qui font de l’éducation permanente », mais bien d’assurer le développement de l’action d’éducation permanente dans [tout] le champ de la vie associative.


Le Gouvernement wallon travaille sur une réforme de l’accompagnement des chômeurs (un projet vient d’être discuté en première lecture au Parlement), sur le rôle que va y jouer le Forem, sur la manière dont celui-ci va l’exercer et par voie de conséquence sur les relations que le service public de l’emploi va construire (ou co-construire ?) avec les associations qui sont engagées comme lui sur l’ enjeu de l’insertion sociale et professionnelle.
Considérer que les bénéficiaires sont des partenaires de plein droit implique de les associer fermement à la conception de la politique qui les concerne.


L’adoption, par le gouvernement fédéral dit « de la suédoise », du Code des Sociétés et des Associations crée une catégorie unique d’organisations et transforme la définition des associations en rendant possible la création d’associations commerciales. Cette législation pose un problème identitaire grave aux associations ; certains prédisent même la disparition de cette logique d’action collective et l’absorption de celle-ci dans une logique entrepreneuriale si ce n’est capitaliste.
Le « Collectif 21 » s’est créé pour analyser ce problème et ses implications, alors que nous allons « fêter » le centenaire de la loi de 1921 consacrant la liberté associative.


Les youtubeurs et autres influenceurs qui cherchent d’une manière ou d’une autre à vivre des contenus qu’ils créent, soumis aux règles des plateformes qui leur permettent cette visibilité, n’en deviennent-ils pas les objets ?
C’est à cette question que cette analyse s’intéresse.


La pandémie de covid-19 qui s’est installée plus durablement qu’on ne le pensait ne fait pas que poser des questions de santé publique ou d’organisation du travail, de la scolarité, etc. Elle révèle aussi la responsabilité et l’étendue du pouvoir politique (par exemple, continuer ou prolonger le confinement).
Par là même, la crise agit aussi comme un révélateur des tendances qui étaient à l’œuvre avant son déclenchement, en particulier le poids du néo-libéralisme. Ces tendances seront-elle renforcées ou infléchies ?


Au travers des mêmes sources médiatiques que pour la première analyse, nous aborderons cette fois l’image qui s’en dégage de la manière dont notre société se produit et dont les individus et les groupes participent à cette action transformatrice.


Notre première contribution ne portera pas sur la crise ni sa gestion, mais sur la dimension anthropologique de la situation, sur le vécu de l’espace, du temps, de la relation, sur les transformations exigées par la crise, mais en réfléchissant sur ce qui était déjà là, avant la crise, mais peu visible.


Les 19 et 20 septembre 2019 l’association ASAH (association des services d’accompagnement et d’actions en milieu ouvert pour personnes handicapées) réunissait ses membres, directions et travailleurs, pour mener une réflexion collective sur les pratiques et les politiques qui les permettent ou sont censées le faire.

ASAH a toujours investi dans la réflexion, la formation et la recherche, pensant qu’il était essentiel d’offrir à ses membres et à leurs travailleurs des espaces-temps pour poser les questions de sens en dehors desquelles leur travail perd toute pertinence.


Le Code de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse qui est entré en vigueur en 2019 renforce les droits reconnus aux jeunes et à leurs parents. C’est une avancée, dans la droite ligne de la CIDE et de la montée en puissance des droits culturels, et on ne peut que s’en réjouir.
Plusieurs mesures sont concernées par ces évolutions. L’une d’entre elle est l’abaissement à 12 ans de l’âge à partir duquel l’enfant, assisté par un avocat, doit donner son accord au programme d’aide qui lui est proposé. On reconnaît par là à l’enfant un statut de sujet. Toutefois, à l’instar de Michel Wieviorka, ne faudrait-il pas mieux le considérer comme un « sujet incomplet », soit un sujet qui n’a pas en main les mêmes cartes qu’un adulte ?
La mise en œuvre de ces nouvelles mesures, pour qu’elles soient émancipatoires, demande en tout cas une grande vigilance, notamment par rapport à la question de l’accord donné par un jeune à une mesure qui le concerne : la question du consentement ne se réduit pas d’office, en effet, à un échange argumentatif et ne s’inscrit pas immanquablement dans le processus de décision collégiale qui est réputé se produire.

Le récent ouvrage de Vanessa Springora, justement nommé Le consentement, nous donne matière à réflexion.


A l’occasion de la célébration des 50 ans du CAL le 3ème numéro de 2019 de la revue « Echos de Picardie », édité par Picardie laïque, a sollicité plusieurs auteurs pour traiter certains angles de la thématique. Jean Blairon et Philippe Mahoux ont eu à répondre à la question : « la laïcité est-elle en adéquation avec les préoccupations de toute la population ? ».


Les auteurs ancrent leurs propos dans la laïcité telle qu’elle peut être vécue en tant qu’exigence choisie, auto-imposée. Cette exigence se décline en actions propres à soutenir