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Dans toutes sortes de secteurs d’activités, la pandémie a imposé un arrêt brutal des activités ou des adaptations majeures de celles-ci. C’est le cas de beaucoup d’activités d’éducation permanente dans leur dimension de rencontre, d’animation, de formation ou de mobilisation collective qui ont été tout simplement frappées d’interdiction.
Bien des associations ont tant bien que mal cherché à inventer des voies alternatives, des succédanés, des chemins de traverse : formations en distanciel, visio-réunions, plateformes de partage ont plus ou moins peuplé le quotidien d’un télétravail décrété comme obligatoire.

Beaucoup de secteurs ont connu une situation similaire et il s’est trouvé de nombreux chantres de la « modernisation » pour qualifier ces situations de « basculement dans un progrès », qui avait enfin pu vaincre les résistances qui l’empêchaient auparavant d’advenir.
Si bien que maintenant que la pandémie semble reculer, une controverse se dessine, comme d’ailleurs pour le télétravail : ne faut-il pas tirer enseignement des expériences qui se sont passées et transformer les pratiques pour « accueillir » la nouveauté ?

Questionner la question, c’est sans doute la première exigence réflexive, et elle nécessite de nous poser au moins trois gestes réflexifs indissociables : - se demander quel « format » ou quel « modèle » va préluder au questionnement ; - relier la question aux enjeux globaux dans lesquels la réponse que l’on apportera au questionnement va produire des effets ; - identifier ce que peut nous faire perdre la manière dont on va prendre en charge le questionnement.
Cette analyse développe ces trois points.

 

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Parue dans Démocratie (le journal du MOC), n°7-8 juillet août 2021.
Voir le site de la revue: http://www.revue-democratie.be/